Attraction solaire

17 février 2012

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L’été est encore loin

Mais je garde en mémoire

Le souvenir d’un lieu unique

Irradié d’un soleil bénéfique.

La pierre n’était plus que chaleur

Et l’eau, esprit de fraîcheur.

C’était sur une île

Qui avait les yeux ouverts

 Sur l’immensité bleue

De la Méditerranée.

Simple balade

31 janvier 2012

 

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Un paysage à la fois si familier et qui devient exotique par la distance du noir et blanc. Encore une prouesse de Cécile en se baladant simplement dans la campagne autour de Pont Saint-Esprit.

Beauté des origines

27 janvier 2012

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Pureté, limpidité, fécondité, eau source de vie, éternité… 

Comment une photo peut-elle déclencher autant d’émotions ?

Mystère…

Ce cliché magnifique a été pris par Cécile. Il y a peu qu’elle pratique la photo, mais on dirait qu’elle a déjà tout compris à l’art subtil de saisir des moments d’éternité !

L’invitation au voyage

1 novembre 2011

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Mon enfant, ma soeur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

    (…)

Vois sur ces canaux

Dormir ces vaisseaux

Dont l’humeur est vagabonde ;

C’est pour assouvir

Ton moindre désir

Qu’ils viennent du bout du monde.

- Les soleils couchants

Revêtent les champs,

Les canaux, la ville entière,

D’hyacinthe et d’or ;

Le monde s’endort

Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté.

Luxe, calme et volupté.

                                                                           Charles Baudelaire

A petits pas pressés…

27 février 2011

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A petits pas pressés

Je cours, je cours.

Sur le pavé mouillé

Mon âme se reflète

Un court, très court instant

Avant de disparaître…

Les romans qui parlent de peinture (2)

30 décembre 2010

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La passion Lippi de Sophie Chauveau nous plonge dans le Florence de la Renaissance.

Nous suivons le parcours de Filippo Lippi (1414 – 1469), parcours à la fois atypique et exemplaire de son époque : parti de rien (il a été trouvé, enfant abandonné errant dans les rues de Florence, par Cosme de Médicis), il finira par devenir le peintre le plus envié de son temps grâce à l’Eglise qui assurera les conditions matérielles de sa vie d’artiste.

Nous découvrons dans ce roman que tout en ayant prononcé des voeux très jeune, Filippo Lippi ne renonça jamais à sa fréquentation des bordels florentins. La plupart de ses Vierges sont d’ailleurs les portraits des filles de joie qu’il fréquentait assiduement.

Poussant plus loin la débauche encore, une nonne, Lucrézia Butti, qu’il avait pris comme modèle pour une Annonciation dans la clôture même de son monastère de femmes, succomba au péché de la chair avec lui et lui donna un fils, Filippino. Ce dernier suivra les pas de son artiste de père et deviendra à son tour un peintre célèbre. 

D’un côté une vie jugée par ses contemporains comme empreinte de débauche et de luxure, de l’autre des sujets pieux d’où se dégagent tant de grâce et de légèreté : les contradictions aussi bien d’un homme que d’une époque qui exigeait de ses artistes un don total à la religion. 

 

Les aventures d’un chef-cuisinier à la Belle Epoque

12 septembre 2010

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Ce tableau de Joachim von Sandrart intitulé Le mois de février date du XVIIe s., mais j’ imagine le héros de mon roman Le Festin d’Aglaë ayant pour cadre la Belle Epoque un peu comme lui : grassouillet pour ne pas dire rondouillard, l’oeil pétillant, l’air affable et débonnaire, tout à la joie de ses fourneaux. Réjouir le ventre et la vue de ses convives ( car ses plats sont aussi bons que beaux), tel est le plaisir simple de sa vie. Il coule donc des jours heureux dans son hôtel-restaurant parisien Les Trois-Pralines d’Or, fuyant l’agitation de la vie mondaine. Oui, mais voilà, quand  de dangereux malfaiteurs s’emparent de ses petits secrets de fabrique, il est obligé de se lancer dans l’action pour sauver son art et sa liberté.

Ce héros malgré lui, c’est Baptistin Vol-au-Vent. Pour moi, il est le symbole des artistes. En retrait, discret, tout à la joie secrète de sa création, il sort ses griffes quand son art, c’est-à-dire son âme, sa liberté, son être tout entier, est menacé.

J’espère que je vous ai donné l’eau à la bouche…

Retrouvez Le Festin d’Aglaë sur le site TheBookEdition.com

Allez dans : catalogue > Jeunesse et ados > Ados. Et n’hésitez pas à me laisser des commentaires.

Belle-Ile en mer (stage carnet de voyage, août 2010)

25 août 2010

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J’ai troqué les couleurs

de ma chaude palette

pour les gris colorés

des ambiances brumeuses,

pour les vifs coloris

des coques de bateaux,

des flotteurs, des filets

dans le port de Sauzon.

Les peintres que j’aime (1)

31 mars 2010

Incendie de la maison des Lords (1835)

Joseph Mallord William Turner

Célèbre en son temps pour son académisme et sa capacité à peindre « à la manière de… » ( à la manière de Poussin, Rembrandt, Watteau… mais surtout à la manière de Le Lorrain, qu’il admirait par dessus tout, au point de faire don de ses propres oeuvres à son pays à la condition expresse qu’elles soient exposées dans la même pièce que les huiles de Le Lorrain), Turner est connu aujourd’hui pour d’autres raisons. Ce que notre époque retient de ce peintre aujourd’hui, c’est son positionnement entre peinture figurative et peinture abstraite. Il a ouvert la voie, bien avant Monet ou les Impressionnistes, à une peinture qui laisse le spectateur entrer dans son univers et y projeter ses propres émotions. Loin d’être figée, sa peinture est vibratoire, tourbillonnante. La recherche des effets atmosphériques l’éloigne de tout anecdotisme. Ce qui passionne ce peintre, contre toute attente et loin des préoccupations esthétiques de son époque,  ce sont les éléments bruts de l’univers, leurs interactions entre lumière, eau , air et feu, jusqu’à la fusion. 

Son intérêt pour les effets de lumière en particulier dans l’atmosphère a fait dire à Edmond de Goncourt : « Turner, c’est de l’or en fusion ».

Je ne crois pas qu’il y ait meilleure formule pour définir ce très grand artiste.

Du côté du sud

20 mars 2010

Du côté du sud

Les paysages du sud sont décidément bien ancrés dans ma tête… Nul besoin de photo pour réaliser cette aquarelle. Ce pourrait être Châteauneuf-du-Pape pointant son donjon en ruine vers le ciel provençal… ou tout autre citadelle médiévale perdue dans les vignes. Vieilles pierres, cyprès et couleurs chaudes, mon sud à moi.